moteurs de recherche
   
portails pour les jeunes
   
portails de l'enseignement
   
les outils pour naviguer
   
contact webmaster
 Les actualités du lycée !

Rencontre au lycée Louis Marchal avec
l'écrivain Agnès Desarthe

La littérature, un espace de liberté

« Elle est là ! », « Elle arrive ! ». Chacun regagne sa place. Ils sont une soixantaine d'élèves : une classe de 1ELEC et une autre de 1S du lycée Louis Marchal. Elle, c'est Agnès Desarthe, l'écrivain qu'ils accueillent au CDI pour une rencontre organisée par l'Action Culturelle du Rectorat, dans le cadre du Printemps de l'écriture.

C'est une grande et belle femme qui s'installe face à eux, les salue,souriante. Tous ces gaillards sont intimidés, et puis un premier élève se lance : « Pourquoi êtes- vous devenue écrivain ? ». Agnès Desarthe évoque avec des mots simples son enfance baignée par les histoires que racontaient sa grand-mère et son père, ses rapports difficiles avec les livres jusqu'à l'adolescence, et puis la vraie rencontre avec la littérature, à 17 ans, grâce à « une prof de français géniale ». Ses longues études la destinent à l'enseignement, mais elle ne le souhaite pas. Conseillées par des proches, elle se met à faire ce qu'elle aime depuis longtemps : « raconter des histoires ». Agnès Desarthe devient alors écrivain.

Les élèves sont attentifs, écoutent avec intérêt, oui, Agnès Desarthe sait captiver lorsqu'elle raconte. Ils prennent de l'assurance, et les questions s'enchaînent. Les unes portent sur l'activité d'écriture (« Puisez-vous l'inspiration dans votre propre expérience ? »), d'autres sur la lecture (« Quelles œuvres avez-vous aimé lire à notre âge ? »), d'autres encore sur les romans qu'elle a écrits et qu'ils ont lus (« L'actualité a-t-elle inspiré l'écriture de vos livres, notamment Les bonnes Intentions  ? », « Rédigez-vous des fiches pour chaque personnage de vos romans, ou bien écrivez-vous au fil de la plume ? »…).

Au sujet des prix littéraires, Agnès Desarthe rappelle l'attachement qu'elle éprouve pour le Prix du Livre Inter qui a récompensé Un Secret sans importance en 1996. « Les critiques ? » Non, elle ne les lit plus, et préfère avoir recours à celle de ses proches dont elle sait qu'ils ont la même conception de la littérature qu'elle. Elle ajoute qu'elle vient de recevoir une liasse de toutes les critiques concernant Mangez-moi , son dernier roman. Le dossier était volumineux, ce qui est positif : c'est un livre dont on a beaucoup parlé. Cela lui suffit ; le dossier n'a pas été ouvert…

Le temps passe, l'échange est chaleureux. Mais Agnès Desarthe a d'autres rendez-vous. Il est l'heure de se quitter. Avant de les quitter, une flopée d'élèves conquis vient demander une dédicace : c'est important de garder une trace. Sans doute se souviendront-ils de la définition de la littérature qu'Agnès Desarthe a plusieurs fois répétée au cours de l'entretien : « La littérature, c'est un formidable espace de liberté ».